les ateliers pédagogiques – les ateliers de recherche
les ateliers pédagogiques
formulaire inscription atelier pédagogique
Atelier Architecture — Monter un arc de pierre
3 Euros 12 participants max – 7–12 ans / famille · 1h
Le participant monte un arc claveau après claveau, sur un cintre de bois, et découvre qu’au moment où la clef descend en place, l’ensemble tient sans mortier, par le seul jeu des poussées. On retire le cintre : l’arc reste debout. La démonstration est sous les mains, pas dans un manuel et derrière elle, tout un vocabulaire (clef, intrados, tas de charge, poussée) que l’on emploie parce qu’on en a fait l’expérience. C’est l’occasion de relier le tracé à l’équerre et au compas, l’équilibre des forces et le temps long des bâtisseurs.
Atelier Four à pain — Cuire sous la voûte
3 Euros 12 participants max – 7–12 ans / famille · 1h
Avant de façonner, on regarde le four : une voûte, comme à l’atelier architecture, mais qui doit cette fois tenir la chaleur. Le participant reçoit un pâton déjà levé, préparé avec un boulanger local, le façonne à sa main, puis le glisse sous la voûte chauffée au bois. Au village, on y cuisait le pain de tous ; le geste raconte autant la construction que l’histoire sociale de la bastide de Montégut. La cuisson finie, le pain se partage.
Atelier Teinture — La couleur tirée des plantes
3 Euros 12 participants max – 7–12 ans / famille · 1h
On extrait la couleur de ce qui pousse : garance pour les rouges, gaude pour les jaunes, brou de noix pour les bruns. Le participant prépare le bain, mordance la fibre, plonge l’étoffe et regarde le végétal devenir teinte stable. Le geste ouvre sur une histoire concrète celle des métiers du drap, du commerce des matières tinctoriales, d’une chimie d’avant la chimie.
Atelier Cyanotype — Écrire avec le soleil
3 Euros 12 participants max – 7–12 ans / famille · 1h
Un morceau de bois, de pierre, de papier enduit d’une solution sensible à la lumière, quelques feuilles posées dessus, et le soleil pour seul outil : là où la lumière passe, le papier vire au bleu de Prusse ; là où l’objet protège, il reste blanc. Le participant compose une image qui n’est ni dessin ni photographie, mais empreinte. Le procédé date de 1842, employé d’abord pour herboriser et reproduire des plans — c’est de lui que vient le mot blueprint, le bleu de l’architecte. La trace, la lumière, le plan pour apprendre à regarder l’invisible.
Atelier Charpente — Assembler le bois sans un clou
3 Euros 12 participants max – 7–12 ans / famille · 1h
Pas un clou, pas une vis : le participant assemble le bois comme on le fait depuis des siècles, par tenons, mortaises et chevilles. Il éprouve pourquoi le triangle ne se déforme pas là où le carré s’effondre, et lève un pan de colombage qui porte son propre poids. Derrière le geste, le trait de charpente, cette géométrie dessinée au sol qui guide chaque coupe, et la mémoire d’un métier transmis d’établi en établi.
les ateliers de recherche
intervenant : Chantal Font – Plasticienne / Carole Nobiron, costumière, artisan teinturière, professeure d’Arts Appliqués
Recevoir héritage, c’est entretenir le lien avec ce qui en est l’objet. Ce lien peut être traditionnel, culturel, émotionnel, abstrait ou matériel. Regarder, puis voir, le patrimoine, c’est reconnaître une appartenance, des raisons, parfois des racines.
L’atelier explorera les filiations et les passerelles entre création actuelle, codes contemporains, monument historique et patrimoine.
Autrefois, les ressources locales influençaient les techniques de construction, leur disponibilité dictait la règle. L’atelier, par l’interprétation de matériaux et de matières naturelles collectés sur site, réalisera une installation d’art contemporaine poursuivant ces logiques de bon sens.

intervenant : Marc Paramelle – peintre muraliste
installé à Montégut, Marc Paramelle peint des fresques souvent participatives où se côtoient abstraction, réalisme et graphisme. Son travail influencé par l’art de rue mural est souvent composé de visuels colorés, jouant avec les transparences, assemblant dessins d’enfants et typographies, dessins spontanés et figuratifs, pour créer des œuvres à la diversité équilibrée.

intervenant : Zabbalin – poète chiffonier
La marque du tâcheron est une signature apposée sur un ouvrage. Elle peut-être peinte ou gravée et permet l’identification d’un artisan ou d’une équipe sur un chantier.
Aujourd’hui, cette pratique perdure parfois comme hommage à la tradition ou pour marquer l’achèvement d’un ouvrage. La plupart du temps, elle se caractérise par sa discrétion.
Une discrétion poétique. Il ne s’agit pas de revendiquer la propriété d’un geste. Il s’agit de renseigner l’intention et ses origines. Il s’agit de dire un peu de l’esprit.
L’atelier écriture et poésie s’inspirera de cette tentative.

– Objets insolites de nos campagnes.
Des objets issus des collections seront présentés sur le stand du musée du paysan gascon.
– Atelier Reconnaissance des céréales.
Cet atelier abordera les différentes céréales (blé, maïs, orge, avoine, millet, seigle) cultivées par les paysans aux XIXe et XXe siècles. L’objectif sera d’identifier les céréales, comprendre leurs cycles de culture et leurs utilisations (alimentation humaine et animale, utilisation de la paille pour le torchis, etc.)
– Atelier Construction en torchis.
Cet atelier pratique permettra au public de s’initier à la construction traditionnelle du torchis. Durant l’atelier, pourront être abordés des aspects plus techniques, par exemple comment connaître la teneur en argile des sols.







